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jeudi 10 octobre 2013

Stratégie d'allocations d'actifs

Voici un extrait des convictions du mois de Edmond de Rothschild Asset Management :

"Dans un contexte de reprise économique plus synchronisé avec une inflation très faible, où les banques centrales vont garder un biais accommodant, où les valorisations relatives des actions par rapport aux marchés obligataires sont, sans équivoque, favorables aux actions, où le mouvement mondial des fusions/acquisitions tant attendu semble prendre son envol, nous favorisons les actions au détriment des liquidités au sein de notre allocation d’actifs.

Le rattrapage des actions européennes vis-à-vis des actions américaines continue de se poursuivre et nous estimons qu’il reste encore un peu de potentiel. En effet, les actions européennes conservent une décote relative importante, un regain d’activité du Vieux Continent après une période de restructuration intense laisse espérer un rebond significatif des profits. Nous maintenons donc une vue positive sur les actions que nous exprimons par une surpondération de l’Europe.

Nous ne marquons pas notre préférence sur les actions européennes avec un score plus élevé en raison du retour du risque politique, comme en Italie, et des craintes que nous nourrissons sur l’ampleur du rebond conjoncturel européen.

La décision du Premier ministre japonais, M. Abe, de mettre en œuvre une hausse de la TVA de 3 points l’an prochain nous amène à repasser à neutre sur les actions japonaises. Il est toutefois probable que cette hausse de la TVA soit en grande partie compensée par une baisse de l’impôt sur les sociétés, avec des facilités pour les entreprises qui accorderont des augmentations de salaires, ainsi que par d’autres mesures. 

La décision de la Réserve Fédérale de ne pas amorcer la réduction de ses achats d’obligations a suscité un net rebond du marché obligataire, amplifié plus récemment par les craintes d’impasse budgétaire aux Etats-Unis. 

A nos yeux, le scénario le plus probable demeure la résolution de la crise politique car les conséquences d’un échec seraient bien trop importantes pour ne pas avoir des répercussions extrêmement négatives sur les responsables d’un tel fiasco. Par ailleurs, le scénario de reprise américaine est toujours valide.
Autrement dit, il y a de sérieuses chances pour que, très prochainement, la question du tapering et implicitement du resserrement monétaire de la Fed revienne en force. Toutefois, le discours de M. Bernanke lors du dernier FOMC rappelle à quel point, indépendamment du tapering, la Fed sera très prudente sur sa politique de sortie de crise, ce qui limite franchement le potentiel de remontée des taux longs."