Site web du Cabinet Financier Colomer

Site web du Cabinet Financier Colomer
http://www.cabinet-financier-colomer.com

lundi 27 mai 2013

Les mauvaises nouvelles ne remettent pas en cause le scénario de reprise

Après trois mois d’une dynamique encourageante, la croissance mondiale a, sur le mois écoulé, suscité quelques inquiétudes quant à sa pérennité. Néanmoins, ce fléchissement apparaît comme une simple baisse de régime et ne préfigure pas un retournement de tendance.

La croissance mondiale a montré de nombreux signes de fébrilité sur le mois d’avril. Toujours dans la même posture, la zone euro a continué d’égrener son chapelet de mauvaises nouvelles. Parallèlement, les deux moteurs économiques que sont les États-Unis et la Chine ont fait état d’une baisse de régime. Chiffres et statistiques sur l’emploi et l’activité manufacturière ont fait ressurgir les craintes de déflation.

Les inquiétudes entourant un éventuel retournement sont loin d’être justifiées. Si les statistiques du mois d’avril ont surpris, la déception qu’elles ont suscitée est à relativiser. Le fléchissement de l’activité aux États-Unis tient surtout au contrecoup des mesures de resserrement budgétaire. Mais cela ne remet pas en question la robustesse de la croissance américaine tirée par une forte demande intérieure. Par ailleurs, le recul significatif et continu des matières premières s’annonce comme un soutien précieux à la croissance mondiale.


Le changement anime désormais le Japon et, dans une moindre mesure, l’Europe. Déterminée à soutenir la croissance nippone, la Banque Centrale s’est lancée dans une politique quantitative d’ampleur qui tend déjà à redonner confiance aux agents économiques japonais. De son côté, la zone euro, consciente que la rigueur a ses limites, évolue vers un momentum plus souple en accordant un délai supplémentaire à certains pays pour réduire leur déficit.


source : Fidelity