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mardi 30 novembre 2010

Allemagne : nouvelle baisse du nombre de chômeurs !

Et de 17 ! L´Allemagne a en effet vu le nombre de chômeurs baisser pour le 17ème mois consécutif en novembre ! Le nombre de personnes sans emploi, corrigé des variations saisonnières, a ainsi diminué de 9.000 pour s´établir à 3,14 millions, au plus bas depuis décembre 1992, selon l´Agence fédérale du travail. Les économistes tablaient néanmoins sur une baisse plus prononcée de 20.000. Le taux de chômage ajusté reste inchangé à 7,5%.

mardi 23 novembre 2010

D’Athènes à Dublin… En passant par Lisbonne?

La crise a fait exploser les besoins d’interventions des états européens pour soutenir des pans entiers de leur économie. Du coup, les déficits publics ont atteint des records. Si la moyenne des pays européens représente 6,3% du PIB, pour certaines zones le déficit public atteint 7% pour le Portugal, 9% pour l’Espagne et la Grèce, et jusqu’à 17,5% pour l’Irlande.
Certes, le financement des déficits publics semble sécurisé.
Pour financer ces déficits, les pays européens n’ont, en principe, pas d’autres choix que de faire appel au marché. Or, leurs besoins de financement sont autant plus élevés que la reprise de l’économie est lente. Si le noyau dur de l’Europe a vu une certaine reprise en 2010 avec une moyen-ne de 1,5% de croissance, notamment tirée par la croissance allemande de 3% et française de 1,6%, l’Italie et le Portugal n’affichent qu’une croissance de 1% pour une récession en Irlande (-0,3%), en Espagne (-1%) et en Grèce (-4%).
En conséquence, les recettes fiscales diminuent alors que les besoins de financement augmentent, tirés par une prime de risque exigée par les marchés financiers toujours croissante. Les marchés exigent des rémunérations de 7% à 11% pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal.
Ces taux deviennent donc vite usuraires et empêchent de se refinancer. Déjà, les doutes sur l’ampleur des déficits grecs et leur soutenabilité avait empêché la Grèce de se refinancer, d’où la création en mai du Fonds Européen de Stabilité Financière. Ce fonds doit permettre aux états européens de financer leur dette lorsque le marché ne le permet pas. Il peut, pour se faire, émettre jus-qu’à 440 milliards d’euros d’obligations avec le support technique de l’agence de gestion de la dette publique allemande et une garantie de tous les états de la zone euro.
Ce fonds pourra donc se substituer au marché jusqu’en 2013 et financer les besoins de l’Espagne (281 M€), la Grèce (97 M€), le Portugal (48 M€) et l’Irlande (23 M€), soit 450 mil-liards d’euros. Il n’y a donc pas de pro-blème de liquidités d’autant que le FMI doit apporter à son tour 250 milliards d’euros.
Pourtant, c’est désormais la soutenabilité de sa dette qui détermine la marge d’indépendance de chaque pays européen.
C ette fois, l’Irlande n’a pas besoin de se finan-cer avant le printemps prochain. Pourtant, les taux qu’exige le marché fragilisent son secteur bancaire et donc par contagion celui du reste de l’Europe. Les établissements irlandais peinent à se refinancer. Le marché interbancaire est devenu prohibitif malgré les 130 milliards d’euros fournis par la BCE pour soulager les banques. Finalement, la menace de retraits de liquidités était telle que l’Irlande a du se résoudre à demander l’aide inter-nationale sous la pression des autres états européens, perdant ainsi quelque peu de sa souveraineté dans la conduite de sa politique économique.
Aussi, ce n’est pas le FESF qui sera activé (il ne l’a jusqu’ici jamais été). On utilisera comme pour la Grèce, le « Mécanisme Européen de Facilité Financière », une enveloppe allant jusqu’à 90 M€ en prêts garantis par l’Europe et le FMI. Tout comme Athènes, qui avait obtenu 40 M€ sur trois ans pour refinancer sa dette, l’Irlande obtient un prêt pour renflouer ses banques après les 50 M€ déjà injectés, qui avaient fait grimper son déficit public à des sommets.
Mais le gouvernement devra présenter un plan de rigueur pour ramener le déficit proche des normes européennes. Si l’Irlande a réussi à conserver un taux d’imposition des entreprises le plus faible de la zone euro, elle devra abaisser son salaire mini-mum, un des plus élevés d’Europe.

Eric VENET
Montbleu Finance